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Le e-commerce est-il le grand gagnant du confinement ?

Pour s’adapter aux nouvelles conditions sanitaires et faire face au confinement, les consommateurs ont favorisé le e-commerce. Les consommateurs français sont confrontés à des changements significatifs qui ont un impact direct sur le commerce en ligne et la distribution.

Évolution des ventes du e-commerce en France

Dans un premier temps, les ventes sur Internet ont diminué de 10% en mars. Mais les consommateurs ont peu à peu repris leurs achats en ligne et pendant les deux dernières semaines de confinement, le nombre d’acheteurs unique a augmenté de 40%. Une bonne nouvelle pour le e-commerce alimentaire qui a eu un taux de croissance de +98% dans les dernières semaines avant le déconfinement, grâce notamment aux dispositifs des enseignes comme le drive, la livraison à domicile ou encore les drives piétons, qui ont su répondre aux nouvelles attentes des clients. Certains drives enregistrent un chiffre d’affaires de plus de 500 000 euros par semaine et la part de marché des biens de grande consommation grimpe à 10% contre 6% en 2019.

La démocratisation de ces pratiques permet au e-commerce alimentaire de confirmer sa bonne dynamique avec une augmentation de 66% des ventes en lignes par rapport à 2019, la première semaine post-confinement. Les secteurs de l’informatique et des produits culturels connaissent aussi une forte croissance notamment en raison des besoins des Français de s’équiper pour le télétravail et d’occuper leur temps pendant le confinement. On remarque un changement dans les habitudes de consommation des Français.

Cependant, d’autres secteurs n’ont pas été épargnés, comme , le secteur du prêt-à-porter qui a diminué de 30% ses ventes ainsi que le secteur du voyage qui a vu ses ventes en ligne baisser de 60% et ses sessions diminuer de 13.5%, car les internautes ont passé moins de temps à parcourir les sites de voyage. Le secteur de l’hôtellerie subit aussi cette chute avec des taux de visites et de conversion en baisse de 6,5% et 7,7% respectivement. Néanmoins, on observe dans ces secteurs une reprise progressive dans les dernières semaines de confinement et post-confinement, le secteur du prêt-à-porter enregistre même une augmentation de son taux de conversion de 7.3%.

Face à la crise, on peut prévoir que les habitudes de consommation vont changer. Livraison à domicile, commande à tout moment, utilisation des données pour fournir des interfaces personnalisées … Les arguments en faveur du e-commerce sont durables. La crise du covid-19 a incité les commerçants à s’adapter au e-commerce.

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